Intention


Notre intention


Le tutorat au sein des institutions du secteur non-marchand est une nécessité et une opportunité par :

  • le volume important de stages en milieu professionnel prévus dans les formations initiales organisées au sein de l’enseignement, pour plusieurs métiers de référence : aide-soignant, aide-familial, assistant social, infirmier, éducateur, puériculteur, etc. 
  • les compétences nécessaires pour exercer ces métiers, qui s’acquièrent largement via la situation de travail. 
  • les caractéristiques propres au non-marchand : augmentation de l’emploi, difficultés de recrutement ou de maintien à l’emploi dans plusieurs sous-secteurs, proportion importante de travailleurs plus âgés, et plus faible de travailleurs plus jeunes, risque de perte des compétences des travailleurs plus âgés, turnover du personnel dans les institutions.
  • le partenariat avec les pouvoirs publics concernant plusieurs dispositifs d’insertion socioprofessionnelle tels que PTP, ACS d’insertion, contrat « article 60 ».
  • les activités d’accueil et d’accompagnement développées pour les nouveaux travailleurs dans le cadre du tutorat sont largement en continuité avec celles mises en œuvre pour le public bénéficiaire dans le cadre des missions des institutions.

Notre intention est de

  • Soutenir et valoriser la mise en place des différentes formes de tutorat au sein des institutions, en particulier en faveur des « groupes à risque ».
  • Outiller les organisations pour répondre aux défis du tutorat.


Nos sources
Le contenu de ce site a été construit grâce à de nombreuses initiatives prises par le secteur non-marchand francophone en faveur du tutorat depuis le début des années 2000 : études, formations, soutiens à l’embauche, outils, mises en valeur de pratiques. 

Ces initiatives se sont intensifiées depuis 2013 avec l’évolution de la réglementation concernant les groupes à risque : en particulier les collaborations avec l’Université de Liège – unité PERF pour le secteur de l’enfance, et le CERSO pour les secteurs de la CP 332 et de la SCP 319.02.

D'autres initiatives nous inspirent telles que Competentia, Carnet de bord ou encore Bilan de compétences

Note concernant l'écriture du site du point de vue du genre
Le texte s’efforce de suivre les recommandations émises en 2017 par le Conseil de la langue française et de la politique linguistique (www.languefrancaise.cfwb.be), et par les organismes francophones de politique et de gestion linguistiques (réseau Opale : www.reseau-opale.org), dont les avis sur le sujet sont repris de manière synthétique dans l’encadré ci-dessous. Et cela en alternant différentes ressources de la langue française :

  • usage modéré et non systématique de la forme double abrégée sous forme de point médian (dans les titres, les tableaux, les listes à puces) ;
  • usage des termes tuteur, tutoré, stagiaire, jeune à titre épicène ;
  • usage de termes neutres : le tutorat, l’équipe, la personne, la direction.


Comment faire pour désigner équitablement des ensembles composés d’hommes et de femmes?

L’objectif de justice poursuivi ici en faveur d’un groupe peut entrer en contradiction avec un autre objectif d’équité qui concerne tout le monde : celui de ne faire circuler que des textes clairs, accessibles au plus grand nombre.

  • On utilisera systématiquement des termes au féminin lorsqu’il s’agit de désigner le métier d’une femme ou d’un ensemble de femmes.
  • Pour désigner des ensembles composés d’hommes et de femmes, on recourra à une rédaction dite épicène. Elle consiste par exemple à utiliser la forme non marquée ou des formulations neutres.
  • Les formes doubles employées de manière systématique encombrent rapidement la lecture ; on les utilisera donc avec modération.
  • Recourir à des formes doubles abrégées (par une barre oblique, un tiret, des crochets, un point médian, des parenthèses) complexifie la lecture et nuit à l’accessibilité des textes. Ces procédés seront donc utilisés de manière parcimonieuse, et seulement dans des textes brefs ou schématiques, comme des tableaux. De surcroît, n’ayant aucun correspondant à l’oral, ces formes éloignent l’une de l’autre la langue parlée et la langue écrite.

La meilleure solution consiste à alterner les différentes ressources de la langue en ayant toujours à l’esprit que
les textes doivent être non seulement inclusifs, mais aussi le plus accessibles possible. Il faut donc, lorsqu’on désire conjurer l’exclusion, mesurer la portée des moyens langagiers que l’on met en œuvre : certaines pratiques inclusives d’un certain point de vue peuvent être exclusives d’un autre.